Les règles des acides : quand exfolier, quand s'arrêter
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La manière la plus rapide de malmener la peau est de trop l’exfolier. Nous le voyons sans cesse. Une peau décapée à l’excès est souvent prise pour une peau qui aurait besoin de davantage de produits. Elle a besoin de moins. Savoir quand s’arrêter est toute la discipline.
Les acides sont des outils, pas des réflexes quotidiens. Ils s’utilisent par cycles. Trois semaines d’utilisation, une semaine de pause. Nous concevons notre gamme exfoliante pour le cycle, pas pour le geste quotidien.
Le point de vue OVESSI
Les trois familles, en bref
Les AHA (glycolique, lactique, mandélique) sont hydrosolubles. Ils agissent à la surface de la peau, en dissolvant les liaisons qui retiennent les cellules mortes entre elles. Indiqués pour l’uniformité du teint, la perte d’éclat et les irrégularités de texture en surface.
Les BHA (salicylique) sont liposolubles. Ils pénètrent à l’intérieur du pore. Pertinents pour la congestion, les points noirs et les peaux à tendance grasse.
Les exfoliants physiques agissent de façon mécanique, grâce à des particules fines. Précieux aux bons endroits, dommageables aux mauvais.
Le rituel acide, trois rythmes
Le polissage quotidien, le plus doux
The Sweep : Glycolic Exfoliating Toner sur un coton, le soir uniquement, trois à quatre fois par semaine. Évitez le contour des yeux. C’est la porte d’entrée la plus douce, la plus tolérante.
Le resurfaçant hebdomadaire, plus concentré
The Polish : Resurfacing Kojic Exfoliator une fois par semaine, pendant soixante secondes, en petits mouvements circulaires. L’acide kojique apporte une luminosité discrète au polissage.
Le peeling de soin, mensuel
The Surface : AHA Peeling Concentrate en traitement sans rinçage immédiat, une fois toutes les deux à trois semaines. Cinq minutes. Puis rinçage. Cette semaine‑là, n’associez pas avec du rétinol, de la vitamine C ou d’autres acides.
L’option physique, lorsqu’elle est réellement utile
The Grain : Volcanic Face & Body Scrub s’adresse davantage au corps qu’au visage. Genoux, coudes, dos. Sur le visage, utilisez‑le avec parcimonie, uniquement sur les zones de relief marqué. Jamais sur des imperfections inflammatoires. Le grain volcanique est fin, mais la règle du « moins, c’est mieux » s’applique ici avec une double exigence.
Les signaux qui imposent l’arrêt immédiat
Picotements ou sensation de brûlure qui ne s’atténuent pas au bout de trente secondes. Nouvelle sensibilité à des produits qui étaient jusque‑là bien tolérés. Aspect très lisse, presque vitrifié, qui ne ressemble pas au reste de votre visage. Tiraillements dans les minutes suivant le nettoyage. Si vous reconnaissez l’un de ces signes, arrêtez tous les acides pendant deux semaines et privilégiez un rituel de réparation de la barrière cutanée.
Ce qu’il ne faut jamais faire
Associer acides et rétinol la même nuit. Superposer deux acides différents au cours d’une même séance. Exfolier le jour d’un peeling professionnel ou d’un soin en cabine. Utiliser des acides le matin sans protection SPF. Tester un nouvel acide juste avant un départ, un événement ou une séance photo.
La règle, simplement
L’exfoliation est une pratique de retenue. Le bon rythme est de trois semaines d’utilisation, suivies d’une semaine de pause. La bonne fréquence, pour la plupart des peaux, se situe autour de trois à quatre nuits par semaine. La bonne réaction est une surface plus régulière, jamais une peau décapée. Si le résultat ressemble à la seconde, vous êtes allé trop loin.