Ingrédient actif

Acide kojique

L'action de l'acide kojique dans les formules OVESSI, sa place au sein d'un rituel de superposition, et ce que vous pouvez en attendre lorsqu'il rejoint votre rituel.

L’acide kojique est un métabolite fongique qui interfère avec la tyrosinase, l’enzyme responsable de la production de mélanine. En bloquant les ions cuivre au niveau du site actif de cette enzyme, il ralentit la conversion de la tyrosine en mélanine. C’est un levier discret mais régulier pour atténuer l’hyperpigmentation et lisser les irrégularités de teint.

Son action réelle

L’acide kojique chélate le cuivre au niveau du site actif de la tyrosinase, empêchant l’enzyme de catalyser l’oxydation de la L‑tyrosine en L‑DOPA, puis en mélanine. Cette interruption intervient tôt dans la cascade de mélanogenèse, avant le transfert du pigment vers les kératinocytes. Il en résulte une réduction progressive de la synthèse de nouvelle mélanine qui, avec le renouvellement naturel de l’épiderme, permet aux zones déjà hyperpigmentées de s’estomper. L’acide kojique ne dépigmente pas la mélanine existante et n’accélère pas la desquamation par lui‑même. Il ralentit simplement la formation de nouveau pigment.

Parce que la tyrosinase est active dans tous les mélanocytes, l’acide kojique agit à la fois sur le teint de base et sur les zones d’hyperpigmentation post‑inflammatoire ou de mélasma. Son effet est cumulatif et suppose une utilisation régulière. Les concentrations se situent généralement entre 0,5 % et 2 %, les doses les plus élevées apportant des résultats plus rapides mais augmentant aussi le risque d’irritation ou de sensibilisation. Le pH de la formule et la présence d’agents stabilisants conditionnent à la fois l’efficacité et la tolérance cutanée.

Le point de vue OVESSI

Nous travaillons l’acide kojique avec la retenue qui caractérise la formulation scandinave et la philosophie de superposition patiente inspirée des soins coréens. Le dosage est central. Nous l’utilisons à 1 % dans les soins ciblés et à 2 % dans les formats à rincer, avec des concentrations suffisantes pour agir sans transformer la tolérance en sujet quotidien. Dans notre architecture, l’acide kojique est associé à des émollients et des humectants qui adoucissent son impact, afin de le rendre compatible avec un usage prolongé sans fragiliser la barrière cutanée. Nous ne lui demandons pas de travailler seul. Il se combine aisément à la niacinamide ou à l’acide azélaïque, chaque ingrédient intervenant à un niveau différent de la voie de pigmentation. Ce n’est pas une correction immédiate. C’est un rééquilibrage lent et réfléchi du teint, application après application, sans mise en scène ni urgence artificielle.

À quoi s’attendre, et quand

Les jours un à sept, vous ne verrez pas de changement. L’acide kojique n’induit pas de modification visuelle instantanée. Entre la deuxième et la quatrième semaine, le teint de base peut commencer à paraître légèrement plus homogène, même si les taches brunes restent en grande partie inchangées. Vers la sixième à la huitième semaine, l’hyperpigmentation post‑inflammatoire commence à s’éclaircir, au rythme de la migration vers la surface de cellules moins pigmentées. Le mélasma et les lentigos solaires nécessitent des délais plus longs, souvent de douze à seize semaines d’utilisation régulière. Ce qui ne se produit pas, une disparition immédiate, l’effacement complet de pigments profonds ou un éclaircissement uniforme sur toutes les carnations. L’acide kojique freine la production de nouvelle mélanine. Il ne renverse pas en quelques jours des années de pigment accumulé. La patience est ici un ingrédient actif autant que la molécule elle‑même.

Comment l’intégrer dans votre rituel

Dans un rituel du matin, appliquez l’acide kojique après le nettoyage et le tonique, avant le sérum et la phase de protection. Il se place à l’étape de traitement ciblé. Terminez par une protection solaire large spectre, l’inhibition de la tyrosinase rendant la peau plus vulnérable au rebond pigmentaire induit par les UV. Le soir, l’acide kojique s’utilise bien après des actifs comme les rétinoïdes ou les AHA, mais pas la même nuit si votre peau est réactive. Pour les peaux grasses ou plus résistantes, une utilisation quotidienne matin et soir reste envisageable. Pour les peaux sèches ou sensibles, privilégiez un soir sur deux ou seulement le matin, sous l’écran solaire. Les formats à rincer, comme les exfoliants, offrent une entrée en matière plus douce, en délivrant l’acide kojique sans contact prolongé. Les soins ciblés s’appliquent directement sur les taches avant les sérums plus globaux. Évitez la sur‑couche. Un seul produit bien dosé suffit.

Sa place sur notre étagère

Nous accueillons l’acide kojique dans trois formats précis. The Polish : Resurfacing Kojic Exfoliator délivre 2 % d’acide kojique dans un gel à rincer, en associant l’inhibition de la tyrosinase à une exfoliation physique douce pour celles et ceux qui préfèrent ne pas laisser des actifs sur la peau toute la journée. The Tone : Kojic Dark Spot Face Cream offre 1 % d’acide kojique dans une base nourrissante conçue pour une application globale, afin de traiter le teint irrégulier sur l’ensemble du visage plutôt que de cibler uniquement les taches. Pour un travail de précision, The Eraser : Targeted Dark Spot Treatment, 1% Kojic concentre l’ingrédient là où vous en avez le plus besoin, avec une texture fine qui se superpose de façon imperceptible sous le maquillage ou une crème de nuit.

Questions fréquentes

Puis‑je associer l’acide kojique à la vitamine C ? Oui, mais pas nécessairement dans la même formule, les exigences de pH étant différentes. Les superposer en produits distincts permet à chacune d’agir à son acidité optimale.

L’acide kojique éclaircit‑il de façon permanente mon teint naturel ? Non. Il réduit la synthèse active de mélanine, le teint revient donc à son niveau de base lorsque vous interrompez son utilisation, en particulier en cas d’exposition aux UV.

L’acide kojique est‑il adapté aux peaux foncées ? Oui. Il inhibe la production de mélanine sans provoquer de dépigmentation irrégulière lorsqu’il est utilisé à des concentrations appropriées, avec une protection solaire rigoureuse.

Validé par

Danny Isaac, Head of Product Development, OVESSI.
Dernière révision : juin 2026.

Pour aller plus loin

Une sélection courte et raisonnée de références où la science présentée ici est documentée dans la littérature évaluée par les pairs.

  1. Pisano L, Turco M, Supuran CT. Biomedical applications of tyrosinases and tyrosinase inhibitors. Enzymes. 2024;56:261-280. PMID: 39304289.
  2. Ghani U. Azole inhibitors of mushroom and human tyrosinases: Current advances and prospects of drug development for melanogenic dermatological disorders. Eur J Med Chem. 2022;239:114525. PMID: 35717871.
  3. Mann T, Gerwat W, Batzer J, et al. Inhibition of Human Tyrosinase Requires Molecular Motifs Distinctively Different from Mushroom Tyrosinase. J Invest Dermatol. 2018;138(7):1601-1608. PMID: 29427586.

Comparaisons, superpositions et associations

Des réponses éditoriales aux questions que nos clientes et clients posent le plus souvent. Pas un guide d’achat, mais une façon de comprendre pourquoi chaque ingrédient occupe une place précise dans un rituel.

Ce qui le distingue

L'acide kojique ou la vitamine C pour les taches pigmentaires ?

La vitamine C illumine l'ensemble du teint et prévient l'apparition de nouveaux pigments. L'acide kojique cible plus directement les taches existantes. Pour un teint irrégulier sur l'ensemble du visage, la vitamine C est la réponse du matin. Pour les taches spécifiques installées depuis plusieurs mois, l'acide kojique le soir est un travail de plus longue haleine. Ils ne sont pas concurrents.

Quand privilégier chaque option

Acide kojique ou hydroquinone ?

L'hydroquinone constitue l'option la plus puissante, à caractère médical, utilisée sous supervision. L'acide kojique est l'éclaircissant quotidien, à usage régulier, qui ne nécessite pas d'ordonnance. Nous privilégions l'acide kojique pour un travail patient et progressif, tout en réservant l'hydroquinone aux soins cliniques.

Superpositions et alliances

De l'acide kojique associé à une protection solaire, chaque matin.

Tout soin illuminateur sans SPF est un effort vain. L'acide kojique exige l'application d'une protection solaire chaque matin, sans exception. L'éclat ne peut durer que si vous protégez votre peau du soleil afin de préserver les résultats obtenus.

Les produits OVESSI à base d'Acide Kojique

Chaque formule ci-dessous est élaborée autour de l'Acide Kojique, l'un de ses actifs clés. Chacune décline cet ingrédient dans une texture et une étape de rituel distinctes.

Problématiques traitées par l'acide kojique

Problématiques cutanées pour lesquelles l'Acide Kojique est un actif documenté ou pertinent dans la formulation de nos rituels.

Des ingrédients qui agissent en complémentarité.

Des actifs qui complètent cet ingrédient, s'associent à lui ou s'intègrent harmonieusement à sa formulation. Consultez l'un d'entre eux pour accéder à sa page de référence.

Des rituels conçus autour d'elle

Les rituels OVESSI qui s'appuient sur cet ingrédient comme l'un de leurs actifs piliers.

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